Les Oiseaux ont du nez (*)
Comment font donc les oiseaux pour migrer et retrouver leur chemin, tous les ans, sans se tromper ?
Imaginez-vous au milieu du Sahara. Pour vous repérer vous aurez besoin à la fois d’une boussole et d’une carte (ou bien d’un GPS). L’un sans l’autre peu de chance d’atteindre la prochaine Oasis…
Sans doute en est-il de même pour les oiseaux. Mais j’ai rarement vu un oiseau se balader muni d’un GPS…
Pour la boussole c’est assez connu : horloge biologique, disposition des étoiles, direction de polarisation de la lumière du soleil, boussole magnétique au niveau de l’œil…les Hypothèses ne manquent pas et elles contiennent sans doute chacune une part de vérité.
Pour la carte c’est plus étonnant. Certains chercheurs pensent qu’ils utilisent…leur odorat : « il est possible qu’ils détectent la proportion d’un gaz X par rapport à un gaz Y. Or cette proportion est relativement stable en un lieu donné, malgré le vent et les intempéries (…) ils peuvent ainsi mémoriser le paysage olfactif ».
Mais les oiseaux ne sont pas de parfait navigateurs et ils font de nombreux zigzags. La vue permettrait d’ajuster la navigation olfactive.
Moi qui pensais que les oiseaux n’avaient pas d’odorat !
(*) « Le Nouvel Observateur », septembre 2009
Juron ornithologique (*)
La prochaine fois qu’un gentil automobiliste vous fera une queue de poisson dites 3 fois : « Mystère et jambe d’oiseau ».
Avouez que c’est beaucoup plus poétique que notre bon vieux « S’pèce de connard ! ».
Essayez, vous verrez, ça calme tout de suite.
(*) Méharées de Th. Monod
Grands oiseaux (*)
John Ross est un des premiers explorateurs de la côte nord-est du Groenland. Il navigue sur deux grands voiliers l’Isabella et l’Alexander (nous sommes en 1855).
Premiers contacts avec les Inuits :
« (…) Ils (les Inuits) interrogent Saccheus (le traducteur) sur ces deux oiseaux (l’Isabella et l’Alexander) dont les ailes « battent » au vent. Sont-ce bien des oiseaux, ou quelque autre créature volante ? « Ils sont en bois » affirme Saccheus. « Non, répondent les Esquimaux, ils sont vivants, nous avons vu bouger leurs ailes ! »
(*) « Ultima Thulée » de J. Malaurie
jeudi 17 septembre 2009
mercredi 26 août 2009
Loriot d'Europe
Issepts - Août 2009
Le Loriot est plus facile à entendre qu'à voir, quant à le photographier...Il se perche très souvent à la cime des arbres les plus hauts, en général des feuillus. Plus facile, comme ici, quand c'est en haut d'un connifère.
Certainement un mâle :
Une femelle ou un juvénile (moins jaune, couleur verdatre)

Le Loriot est plus facile à entendre qu'à voir, quant à le photographier...Il se perche très souvent à la cime des arbres les plus hauts, en général des feuillus. Plus facile, comme ici, quand c'est en haut d'un connifère.
Certainement un mâle :
Une femelle ou un juvénile (moins jaune, couleur verdatre)
Notes de lectures
Voici une nouvelle « rubrique » constituée par des notes de lectures. Evidemment, sujet du blog oblige, ces notes concernent les oiseaux et nos rapports avec eux.
Elles sont collectées au hasard de mes lectures (pas forcément ornithologiques…), et n’ont comme ambition que de susciter, j’espère, votre intérêt.
Si, vous aussi, vous faites des lectures intéressantes sur le sujet, n’hésitez pas à nous en faire part. Seule petite contrainte : éviter les exposés trop longs…
Quand les oiseaux constituaient une monnaie d’échange…(*)
Le « Faucon Gerfaut » est le plus grand faucon au monde, il est localisé exclusivement en Islande et dans le nord de l’Europe. Ce sont les Vikings du Groenland qui, au moyen-âge, les ont importés sur le continent.
L’oiseau était très apprécié à l’époque (sans doute pour ses qualités de chasseur) et constituait une source de revenue non négligeable pour les Vikings. Comme preuve J. Diammond donne l’exemple historique suivant : « en 1396 douze de ces oiseaux suffirent à payer la rançon du fils du duc de Bourgogne qui avait été capturé par les Sarrasins ».
(*) « Effondrement » de J. Diamond, ed Folio Essais, p 387
Mystères Sahariens
Dans son livre « Méharées » (*), Th. Monod consacre un chapitre à la faune saharienne. En ce qui concerne les oiseaux il dénombre 90 espèces (contre 450 en France), dont 26 spécifiques au Sahara.
Petit mystère de la nature et physiologie saharienne : toute espèce vivante a besoin de boire pour vivre, or, manifestement, les espèces sahariennes « peuvent vivre sans boire ». C’est aussi vrai pour les oiseaux : seules trois espèces, granivores, sont très liées aux points d’eau et « ne s’en éloignent guère ». Mais comment font les autres ?
Il est vrai que le texte de Monod date de 1937, j’ignore si la connaissance scientifique a progressé sur le sujet…Sinon il y a là un sujet d’étude passionnant.
(*) « Méharées » de Th. Monod, ed Actes Sud 1989, p 235, 236
Elles sont collectées au hasard de mes lectures (pas forcément ornithologiques…), et n’ont comme ambition que de susciter, j’espère, votre intérêt.
Si, vous aussi, vous faites des lectures intéressantes sur le sujet, n’hésitez pas à nous en faire part. Seule petite contrainte : éviter les exposés trop longs…
Quand les oiseaux constituaient une monnaie d’échange…(*)
Le « Faucon Gerfaut » est le plus grand faucon au monde, il est localisé exclusivement en Islande et dans le nord de l’Europe. Ce sont les Vikings du Groenland qui, au moyen-âge, les ont importés sur le continent.
L’oiseau était très apprécié à l’époque (sans doute pour ses qualités de chasseur) et constituait une source de revenue non négligeable pour les Vikings. Comme preuve J. Diammond donne l’exemple historique suivant : « en 1396 douze de ces oiseaux suffirent à payer la rançon du fils du duc de Bourgogne qui avait été capturé par les Sarrasins ».
(*) « Effondrement » de J. Diamond, ed Folio Essais, p 387
Mystères Sahariens
Dans son livre « Méharées » (*), Th. Monod consacre un chapitre à la faune saharienne. En ce qui concerne les oiseaux il dénombre 90 espèces (contre 450 en France), dont 26 spécifiques au Sahara.
Petit mystère de la nature et physiologie saharienne : toute espèce vivante a besoin de boire pour vivre, or, manifestement, les espèces sahariennes « peuvent vivre sans boire ». C’est aussi vrai pour les oiseaux : seules trois espèces, granivores, sont très liées aux points d’eau et « ne s’en éloignent guère ». Mais comment font les autres ?
Il est vrai que le texte de Monod date de 1937, j’ignore si la connaissance scientifique a progressé sur le sujet…Sinon il y a là un sujet d’étude passionnant.
(*) « Méharées » de Th. Monod, ed Actes Sud 1989, p 235, 236
Pic Epeiche
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