mardi 23 février 2010

Oie cendrée

Marquenterre - Février 2010

Rouge Gorge

Marquenterre - Février 2010

mercredi 14 octobre 2009

Notes de lectures

L’aigle en impose (*)

« (…) Sur la route (en Iran) un aigle est mort. Pourquoi ce seigneur du ciel est-il venu si bas chercher un trépas ? A-t-il été heurté par un camion ou s’est-il électrocuté sur la ligne électrique voisine ? Une voiture est passée sur son bec altier qu’elle a réduit en bouillie. C’est une sacrée bête, d’un bon mètre d’envergure. Je me sens tout chose, devant cette royauté fauchée par l’homme, et je me surprends à le ramasser, pour l’aller déposer sur un bloc de pierre, l’œil tourné vers les cieux. La sépulture reste certes indigne de lui, mais elle vaut mieux que la bouillie noire du bitume. »

(*) « Longue Marche » t II p216, Bernard Ollivier, ed Phébus

L’aigle et la géopolitique (*)


Sylvain Tesson rejoint, par le transsibérien, le point de départ de la randonnée qui va le mener de la Sibérie à l’Inde :

« Le train marche à présent vers la Pologne, puis traverse la Biélorussie et la Russie occidentale. Même plaine et même nuit de part et d’autre des frontières. Seul change l’aigle qui frappe les insignes des douaniers. Il n’a qu’une tête chez les Allemands, une seule chez les Polonais, mais deux chez les Russes. Tant de sang depuis tant de siècles sur les landes de Mazurie et de Silésie pour débrouiller cette question de savoir quel était celui de ces rapaces qui devait contrôler la Pologne… »

(*) « L’axe du loup », Sylvain Tesson, ed. Pocket

Quelques mots sur B. Ollivier & S. Tesson


B. Ollivier & S. Tesson sont des fous furieux de la randonnée en solitaire. Le premier suit à pied la route de la soie : soit plus de 8.000 km d’Istanbul à Xi’an (Chine du nord). Le second parcourt la route des « évadés du goulag », soit un périple qui va le mener de la Sibérie au sud de l’Inde. S. Tesson varie ses moyens de locomotions : marche, vélo et cheval. L’essentiel est que le corps travaille.
Mais, pour les deux, la randonnée n’est pas qu’une question de muscles c’est aussi une affaire de « tête ». Comme le dit B. Ollivier en plein désert de Gobi alors qu’il est harcelé par le vent, la chaleur et le sable : c’est d’abord la tête qui avance, le corps ne fait que suivre.
Enfin, pour notre grand plaisir, voyager pour nos deux « globetrotteurs » c’est aussi écrire. Dans des styles très différents (B. Ollivier plus « lyrique », S. Tesson plus incisif) ils nous font véritablement « vivre » leurs aventures. Bon moyen, sans trop de fatigue, de se « balader » aux quatre coins de l’Eurasie. Passionnants !

dimanche 11 octobre 2009

Troglodyte mignon

Bienville - Septembre 2009

Le troglodyte affectionne particulièrement les arbustes et buissons d'épineux. Donc il n'est pas très facile d'observer ce tout petit oiseau. D'autant plus qu'il bouge sans-cesse...Facile à reconnaître cependant : il a sans cesse la queue dressée.




Commentaires:
Madame est exigeante : c'est Monsieur qui construit le nid. Et pas n'importe lequel : si le nid ne convient pas à Madame, il faudra qu'il recommence. Un troglodyte peut ainsi construire une douzaine de nids avant que madame se décide...

Grimpereau des jardins

Bienville - Septembre 2009




Commentaires:
Le Grimpereau fouille dans les écorces des arbres pour trouver sa nourriture : il se nourrit d'insectes, chenilles, asticots...
C'est un super grimpeur mais il ne circule que dans un sens : il commence par la base du tronc, progresse par petits sauts vers la cime en décrivant des spirales, une fois arrivé en haut il s'envole en diagonale vers le pied d'un autre arbre et recommence son exploration....

jeudi 17 septembre 2009

Notes de lectures

Les Oiseaux ont du nez (*)

Comment font donc les oiseaux pour migrer et retrouver leur chemin, tous les ans, sans se tromper ?

Imaginez-vous au milieu du Sahara. Pour vous repérer vous aurez besoin à la fois d’une boussole et d’une carte (ou bien d’un GPS). L’un sans l’autre peu de chance d’atteindre la prochaine Oasis…

Sans doute en est-il de même pour les oiseaux. Mais j’ai rarement vu un oiseau se balader muni d’un GPS…

Pour la boussole c’est assez connu : horloge biologique, disposition des étoiles, direction de polarisation de la lumière du soleil, boussole magnétique au niveau de l’œil…les Hypothèses ne manquent pas et elles contiennent sans doute chacune une part de vérité.

Pour la carte c’est plus étonnant. Certains chercheurs pensent qu’ils utilisent…leur odorat : « il est possible qu’ils détectent la proportion d’un gaz X par rapport à un gaz Y. Or cette proportion est relativement stable en un lieu donné, malgré le vent et les intempéries (…) ils peuvent ainsi mémoriser le paysage olfactif ».
Mais les oiseaux ne sont pas de parfait navigateurs et ils font de nombreux zigzags. La vue permettrait d’ajuster la navigation olfactive.

Moi qui pensais que les oiseaux n’avaient pas d’odorat !

(*) « Le Nouvel Observateur », septembre 2009

Juron ornithologique (*)

La prochaine fois qu’un gentil automobiliste vous fera une queue de poisson dites 3 fois : « Mystère et jambe d’oiseau ».
Avouez que c’est beaucoup plus poétique que notre bon vieux « S’pèce de connard ! ».
Essayez, vous verrez, ça calme tout de suite.

(*) Méharées de Th. Monod

Grands oiseaux (*)

John Ross est un des premiers explorateurs de la côte nord-est du Groenland. Il navigue sur deux grands voiliers l’Isabella et l’Alexander (nous sommes en 1855).
Premiers contacts avec les Inuits :
« (…) Ils (les Inuits) interrogent Saccheus (le traducteur) sur ces deux oiseaux (l’Isabella et l’Alexander) dont les ailes « battent » au vent. Sont-ce bien des oiseaux, ou quelque autre créature volante ? « Ils sont en bois » affirme Saccheus. « Non, répondent les Esquimaux, ils sont vivants, nous avons vu bouger leurs ailes ! »

(*) « Ultima Thulée » de J. Malaurie

Quelques cousins du Québec

Pic Mineur
Un cousin de notre Pic Epeichette





Non Identifié
J'ai beau retouner mon guide Paterson des oiseaux du Québec je ne trouve pas
Taille d'un merle



Jaseur d'Amérique


Chardonneret Jaune
Il y a deux sortes de chardonneret au Québec : l'élégant (celui que l'on trouve en france) et le jaune (inconnu chez nous)